Fantaisies pour violes

 

Formé en 1987, l’ensemble de violes Orlando Gibbons réunit quatre musiciens qui, après avoir étudié la viole de gambe auprès des deux meilleurs spécialistes de l’instrument – Wieland Kuijken et Jordi Savall – se retrouvent régulièrement au sein de prestigieux ensembles de musique ancienne, notamment « Les Arts Florissants », « L’Ensemble Ricercar «  , « La Petite Bande » et « La Chapelle Royale ».

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En Angleterre la viole fut un instrument majeur. La littérature pour « consort » de violes (ensemble d’instruments jouant « de concert ») est immense, variée, luxuriante. Elle fait appel à toutes les violes : Dessus, Ténor et Basse de violes.
C’est au cours  de l’été 1680 que Henry Purcell composa cette série de Fantaisies pour violes qui demeurent tout autant une révérence au consort de violes qu’un sommet d’écriture polyphonique, on en soulignera souvent la mélancolie et le lyrisme contemplatif, à fleur de peau. Ecoutez bien la fantaisie sur une seule note, ou plutôt  » upon one note » c’est a dire autour d’une note, exemplaire dans sa simplicité, que l’on joue en premier ou en dernier. Et les quatorze autres…. »Synthèse prodigieuse d’un art à son déclin,admirable labyrinthe rythmique et harmonique ces pièces pour trois ou quatre instruments enchaînent et superposent les noires dissonances, les brûlants contre-chants, au gré d’une alchimie qui enfièvre aussitôt l’âme. »

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FANTASIAS FOR THE VIOLS
By: Harry Halbreich
The Fantazia for consort of viols is one of the glories of English music, and this unique repertoire, spreading over nearly two centuries, represents the loftiest and most perfect kind of instrumental chamber music written in Europe before the era of the classical string quartet. Between the early sixteenth and the late seventeenth century hundreds of such “Fancies” appeared, and the greatest masters of the age – Byrd, Gibbons, Lawes, Jenkins, Locke and many others produced masterpieces of the kind.  The admirable set of Fancies by Matthew Locke published in that very year, 1660, was the last of its kind to find a publisher…and an immédiate source of inspiration  for Purcell.